Liste non-exhaustive de projets de recherche, en cours ou achevés, portant sur les transitions funéraires.
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Ce projet de recherche, financé par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), vise à éclairer l'évolution des politiques publiques concernant l'usage obligatoire du cercueil. Ces travaux devront notamment permettre de documenter :
- les évolutions historiques ;
- le cadre légal et réglementaire ;
- les rôles sociétaux, professionnels et économiques ;
- les impacts sur la décomposition des corps.
Le projet est prévu sur une durée de 3 ans et associe la DGCL (Ministère de l'aménagement du territoire et de la décentralisation), le Conseil National des Opérations Funéraires (CNOF) et des chercheurs de plusieurs disciplines (droit, sociologie, anthropologie, chimie et biologie).
Le Projet « Biocompostage funéraire » ambitionne de caractériser le biocompostage funéraire naturel comme moyen de transformer le corps des défunts en humus dans une temporalité de décomposition sur plusieurs mois (de 4 à 9 mois), plus en accord avec le temps du deuil tout en minimisant les impacts environnementaux.
Ce projet permettra d’aider les autorités dans leurs décisions d’implémenter des modes alternatifs de traitement des corps des défunts aux modes de sépultures traditionnelles que sont l’incinération et l’inhumation qui répondent de moins en moins aux exigences socioéconomiques, démographiques et culturelles de la population mais également aux attentes professionnelles des services communaux des cimetières.
SHIFT, Vincent Varlet
L’objectif du projet GeTeM est de mener une enquête exploratoire sur les pratiques de dispersion de cendres hors du cimetière, plus particulièrement sur les lieux et les gestes à travers lesquels ces pratiques prennent place dans les territoires grenoblois.
L’essor encore assez récent en France de la crémation n’a pas donné lieu à une cristallisation des pratiques et des gestes autour de la crémation : le projet GeTeM souhaite explorer le potentiel des territoires grenoblois et des gestes autour de la cendre pour l’invention de nouveaux agencements et rituels. Ces réflexions permettent d’inclure d’autres propositions actuellement en débat concernant la décomposition des corps (humusation, aquamation) et le rapport à ces nouvelles matérialités des restes dans le cadre d’un deuil sans corps.
Équipe : Nathalie Audas (AAU-CRESSON), Pascaline Thiollière (AAU-CRESSON), Martin Julier-Costes (PACTE), Éléonore Bak (AAU-CRESSON), Nuria Alvarez Coll (AAU-CRESSON)
Depuis une trentaine d’années, les enjeux environnementaux sont venus bousculer le domaine funéraire et le traitement des dépouilles. Prolongeant l’apparition dans les pays anglo-saxon du mouvement des green-burial, de nouvelles techniques de traitement des dépouilles ont fait leur apparition. Elles ambitionnent de réduire leur empreinte écologique en promouvant l’idée d’un recyclage des dépouilles humaines et d’une remise en circuit des résidus obtenus. Les rares recherches questionnant l’irruption et la graduelle diffusion de ces dispositifs, se sont focalisées sur les États-Unis, et il n’existe pas à ce jour d’étude permettant de documenter et d’analyser de façon critique le déploiement de ces procédés et la façon dont ils mettent en tension les normes juridiques et les normes sociales régissant les pratiques funéraires, au-delà du monde anglo-saxon alors même que différents pays européens réfléchissent à leur légalisation.
Le projet ECO-FUNERAIRE, réalisé en partenariat entre le Centre Max Weber et l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, vise à comprendre si les changements en cours ailleurs, et potentiellement à venir dans les pays européens, s’inscrivent dans la continuité des évolutions techniques passées ou si ces changements rompent plus radicalement avec les systèmes funéraires actuels.
Porteuses : G. Clavandier, Centre Max Weber ; V. Souffron, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Ce programme de recherche émane d’une demande de la société civile pour des études expérimentales portant sur la pratique funéraire du compostage. Notre démarche repose sur la Recherche Action Participative (RAP) et s’articule autour d’un objectif central : la co-conception et le test en conditions réelles de procédures funéraires de compostage (i.e. expérimentation).
Le projet CODE.MO (COmmun DEs MOrtels) est une démarche partenariale et collaborative qui implique la croisée de nombreuses disciplines académiques ainsi que la société civile pour construire des connaissances communes et des outils de facilitation autour du sujet de la mort.
Ce projet de recherche porte sur la conception et le déploiement d’un système de capteurs communicants autonomes, pouvant être enterrés et permettant d’assurer le suivi physico-chimique à l'intérieur des sépultures. Ce projet, financé par la MITI CNRS (programme 80'), fait l'objet d'une collaboration entre l'université de Lille (LASIRE et CHJ), l’Inria-équipe FUN et l’IEMN.
Ce projet de R&D porte sur la conception et le test de solutions techniques permettant développer la terramation. Il est porté par l'université de Lille en partenariat avec l'université de Bordeaux et l'association Humo Sapiens.
Soutenu par le Fonds national suisse dans le cadre du Programme national de recherche « Culture du bâti » (PNR 81), Le projet de recherche « Funerary Lives : Ecological Transitions and Support for Emerging Practices » explore la transformation des pratiques funéraires en Suisse, en mettant en lumière leur impact écologique et social.
Responsables du Projet :
Natacha Guillaumont - Haute Ecole du Paysage, d’Ingénierie et d’Architecture de Genève (HE-PIA)
Pr Marc-Antoine Berthod - Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL)
Pr Vincent Varlet - Swiss Human Institute of Forensic Taphonomy (SHIFT) du Centre Universitaire Romand de Médecine Légale (CURML).
Le projet Crémathélio repose sur une technologie déjà éprouvée de concentration de l’énergie solaire par une multitude de miroirs qui concentrent le reflet du soleil en un point. L’application de cette technologie à la crémation nécessite cependant de tenir compte de contraintes spécifiques au cadre funéraire.
Porteurs : Sylvain Rodat, chercheur CNRS-PROMES, Éloi Ficquet, MCF, CéSor - EHESS
Collaborateurices : Martin Julier-Costes (UGA); Manon Moncoq (PFI Tours), Pascaline Thiollière (AAU-CRESSON)
Que dire du corps défunt? Les défis contemporains tels que les pandémies, la crise climatique ou le multiculturalisme nous montrent qu'il est nécessaire de reconsidérer les soins funéraires. Quelles sont les préoccupations éthiques entourant les méthodes d'inhumation écologiques, par exemple ? Et que devrait faire un gouvernement lorsque les considérations religieuses lors de l'organisation des funérailles ne concordent pas avec les mesures médicales ? Quel est le statut du corps et qu'implique un traitement respectueux des restes humains ?
Death Care est un projet de recherche SBO financé par la FWO qui aborde ces défis sociétaux de 2024 à 2028.
Le programme de recherche “Faire siens” les morts incertains (Pri-MI), financé par l’ANR, s'intéresse à la prise en charge de restes humains « incertains » produits par les violences de masse dans des contextes socioculturels variés. Nous qualifions d’ « incertains » les restes ayant subi un destin qui brouille leur qualification en tant que restes humains (fragmentation, transformations, usages non-funéraires) et/ou ceux qui relèvent d’une responsabilité légale et morale équivoque. Cette incertitude sur le statut légal de ces restes ouvre un espace pour des individus et des collectifs qui vont agir pour les faire reconnaître comme des morts et travailler leur mémoire. C’est sur ces acteurs, à qui n’incombe pourtant pas la responsabilité de ces restes mais qui font le choix de les prendre en charge, que porte le projet.
Responsables du projet : Jeanne Teboul et Clara Duterme.
(2020-22). Violences de masse et pratiques funéraires : approche comparative des rituels collectifs de ré-inhumation en Europe et en Amérique-Latine, XXe-XXIe siècles.
Responsables du projet : Elisabeth Anstett et Valérie Robin Azevedo.
(2017-2021). Transitions funéraires en Occident de l'Antiquité à nos jours.
Responsables du projet : Guillaume Cuchet, Nicolas Laubry et Michel Lauwers.
(2018-2023). Faire circuler les morts – Étude des Rituels et de l'Économie Funéraires Postsocialistes en contexte Migratoire.
En Asie centrale postsocialiste, les mobilités internationales orientées principalement vers la Russie se sont considérablement intensifiées depuis l’effondrement du bloc soviétique en 1991. Ces circulations migratoires s’accompagnent parfois, au gré des aléas des trajectoires, de la mort des migrants. Le projet REFPoM s’intéresse aux questions que posent justement les morts en mobilité en Russie et en Asie centrale (Ouzbékistan, Tadjikistan, Mongolie).
Responsable du projet : Juliette Cleuziou
L'expansion de l'industrie funéraire en Asie du Nord-Est, enjeux économiques, spatiaux et religieux
Responsables du projet : Natacha Aveline et Fabienne Duteil-Ogata
(2009-2013, encore actif avec plusieurs journées jusqu’à 2024). Le Corps mort : Recherches historiques sur les Pratiques et le Statut du cadavre, Europe méridionale, XVIIIe-XXe siècle.
Responsables du projet : Elisabeth Anstett et Anne Carol
La pandémie Covid-19 nous confronte à une crise sanitaire et sociale sans précédent. Elle bouleverse le système funéraire, en particulier les obsèques. À la différence des crises de mortalité liées à une catastrophe ou à une épidémie ici ce sont l’ensemble des décès sur le territoire d’un État qui sont concernés en raison du confinement. L’objectif de ce programme consiste à documenter le plus rapidement possible les aménagements proposés par les professionnel-le-s du monde funéraire au moment de la crise en fonction des contraintes relatives à la gestion de la pandémie, sur trois pays distincts : la France, la Suisse et l’Italie. Il s’agit par ailleurs d’apprécier les impacts (matériels et psychologiques) de ces aménagements sur les personnes en deuil et d’analyser du mieux possible l’inventivité dont elles font preuve pour faire face à cette situation singulière.
Portage : G. Clavandier, M-A. Berthod